Walden D555CE: Elle chante
(March 2007)
From France's Guitar Unplugged magazine. For the English translation, click here. More on the D555CE.
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Comme l'indique l'étiquette visible dans l'ouïe de l'instrument, cette Walden a été conçue au États-Unis et fabriquée en Chine. Le modéle proposé ici appartient à la gamme baptisée Natura, celle-ci étant elle-même subdivisée en trois catégories: la 500 series, la 600 series et la 700 series. Fer de lance dans le domaine des guitares acoustiques, Walden a fait ses preuves en termes de rapport qualité/prix en proposant des instruments de bonne facture pour un prix compétitif. Jetons-y un coup d'œil.
SOBRE MAIS EFFICACE
La caisse de cette Dreadnought a été réalisée dans
de belles essences de bois: un corps et des éclisses en acajou (voyez
le grain brillant et striél), et une table en épicéa massif.
Ce mélange d'essences de bois favorise les sonorités claires et
brillantes et donne à cette guitare beucoup de dynamisme. Le traditionnel
barrage en
<<X>>, offrant une meilleure résistance à la tension
engendrée par les cordes sur la table, va également dans ce sens.
Même s'il y a un très léger manque dans les basses en comparison
au punch des médium et les aigus. La marqueterie est très sobre:
le filet entre l'éclisse et la table, ainsi qu'entre l'éclisse
et le fond sont en plastique noir avec de fines bandes blanches. La rosace est également
en plastique et alterne filets blancs et noirs de différentes largeurs.
Suivant cette logique, les chevilles de rétention sont aussi très
simples. Signalons enfin que sur toute l'étendue du corps, seule la table
a été recouverte d'un verni de nitrocellulose satinée. Dans
sa finition, la tête en acajou contraste avec le reste de l'instrument.
Le logo de la marque en nacre a été incrusté sur une très
fine plaque d'ébène, lui donnant ainsi un côté classieux.
Le mécaniques Die-Cast à bain d'huile tiennent très bien
l'accord, même aprés quelques bends. Un attache-sangle, dans lequel
vient se greffer une prise de jack, est installé au bas de l'éclisse,
mais il ne trouve malheureusement pas son double côté manche.
PROMÉNONS-NOUS SUR LES BOIS
Venons-en à l'essentiel: la prise en main. Elle est excellente et ce fut
un réel plaisir pour moi de jouer cette guitare au timbre flatteur. La
jonction du manche avec la caisse se fait à la quatorzième case.
Le cutaway, très bien réalisé, permet un accès aisé dans
le registre aigue de l'instrument. Le confort de jeu est appréciable.
Le manche en C s'avère facile pour le jeu en accords et les incursions
soli dans le bas du manche se font sans heurts. L'action des cordes est assez
basse dans les premières cases, mais a tendence à devenir un peu
haute au-delà, ce qui peut être gênant pour ceux qui auraient
des envies de petruccianisme ou de satrianisme. Ceci dit, le Truss rod du manche
permet de corriger ce point.
Le custaine est vraiment exceptionnel, mais comme la plupart des guitares dans cette gamme de priz, il a tendance à tourner court lorsque l'on s'aventure sur les cordes de Si et Mi. Plus on s'enfonce dans le manche, plus cela devient net. Le jeu en accord dépote et la projection est assez bluffante. C'est un bonheur de sentir la caisse vibrer contre soi. Pour moi, qui aime bien rentrer dans mes cordes et avoir un son claquant, la demoiselle walden s'est montrée à la hauteur de mes esperances même si le jeu au doigt procure un peu moins de sensations. Dans le modèle qui nous a été prêté, le Mi grave a eu tendance à friser mais un réglage permettrait de remédier à ce probléme. Preuve que la firme est sensible aux pépins de justesse, on trouve une compensation du sillet inférieur pour la note Si afin de vous garantir le meilleur. Ne nous y méprenons pas, le premiére impression a été excellente et plus on joue cette guitare, plus on se sent chez soi.
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DE L'ACOUSTIQUE À L'ÉCTRO
Aussitôt branchée, la Walden prend une toute autre envergure. La
belle est équipée d'un préampli Fishman Classic 4 composé d'un
égaliseur (basses, médiums, aigus), d'un contrôle de brillance
et d'un volume. Elle est très polyvalente et l'accompagnement sembre être
son véritable point fort. La sonorité est claire, les aigus très
présents et les basses légèrement en reste. Aussi bien en
solo que dans les arpèges, ella fait ses preuves et se place assez bien
vis-à-vis de la concurrence. C'est un point de référence
flatteur tant les modèles d'entrée de gamme sont nombreux et leur
prox concurrentiels. Sa palette sonore est très large et il serait étonnant
que vous ne trouviez pas le son que vous cherchez en ajustant l'égaliseur.
Sachez également que si vous n'êtes pas accro à l'électricité,
Walden propose ce même modèle en version Folk, c'est-à-dire
sans cutaway (la D555). Le point fort de cette guitare est incontestablement
sa sonorité <<unplugged>> avec une projection de son à en
faire pâlir plus d'un, voire même à faire complexer certaines <<grandes>>
marques. Si vous vous sentez l'envie d'aller essayer cette guitare, et au final
d'ouvrir votre portefeuille, sachez qu'elle vous sera proposée avec une
house souple DeLuxe. Encore une fois, pas de grande révolution sur le
plan esthétique mais un instrument qui saura en taut état de cause
faire des émules: sobre et chaleureux. C'est là l'essentiel, non?

